Manque de motivation scolaire chez les ados : comprendre et agir

Il y a des périodes où l’école ne veut plus rien dire pour certains adolescents. Les devoirs deviennent un fardeau, les projets n’intéressent plus, les bulletins s’accumulent sans réaction… Et les parents, impuissants, oscillent entre inquiétude, agacement et culpabilité.

Quand un jeune n’a « plus envie » d’apprendre, la maison peut vite devenir un terrain de tension. Pourtant, derrière cette démotivation se cache presque toujours un malaise, une fatigue émotionnelle, ou une perte de repères, rarement de la paresse. 💛

Chez IAMSTRONG, nous accompagnons chaque semaine des ados qui « n’y arrivent plus » et des parents qui cherchent comment les aider sans se fâcher ni s’épuiser. Oui, la motivation peut revenir. Oui, on peut redonner du sens à l’école. Et non, vous n’êtes pas seul·e !

Le manque de motivation scolaire : un phénomène répandu et souvent méconnu

Le manque de motivation scolaire touche bien plus de jeunes qu’on ne l’imagine. Il ne concerne pas seulement les élèves « en difficulté », ni ceux qui « n’aiment pas l’école ». On le retrouve aussi chez des ados qui avaient toujours de bons résultats, qui étaient curieux, impliqués… puis, progressivement, l’envie s’est éteinte.

Les données nationales confirment que ce n’est pas un phénomène isolé. Une note d’information de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) montre que la motivation et le sentiment d’efficacité scolaire des élèves se dégradent au cours du collège. Autrement dit, au fil des années, beaucoup de jeunes ont de plus en plus de mal à se sentir à la fois motivés et capables de réussir dans leur scolarité.

Ce constat ne veut pas dire que les adolescents « se désintéressent de tout ». En réalité, cette baisse de motivation est souvent silencieuse :

  • les devoirs sont repoussés ou faits « au minimum » ;
  • l’ado commence à dire qu’il « s’en fiche », mais évite qu’on regarde ses notes ;
  • les matières autrefois appréciées deviennent « nulles » ou « trop difficiles » ;
  • la simple idée d’ouvrir un cahier crée une fatigue immédiate.

Pendant un temps, les parents interprètent cela comme une phase ou un manque de volonté. Mais, pour le jeune, c’est souvent autre chose : une accumulation de petites déceptions, de stress, de comparaisons avec les autres, voire un sentiment de ne plus avoir sa place à l’école.

💡 Ce que montrent les travaux de la DEPP, c’est qu’il ne s’agit pas de cas isolés, mais d’une tendance globale : au collège, beaucoup d’ados voient leur motivation diminuer. Comprendre ce contexte aide à sortir de la culpabilité (« on a raté quelque chose ») et à entrer dans une logique d’accompagnement.

Pourquoi un ado décroche-t-il, même s’il a du potentiel ?

Il n’existe jamais une cause unique. La démotivation est une accumulation d’éléments qui finissent par fatiguer le mental de votre ado.

La pression scolaire et la peur d’échouer

Certains jeunes vivent l’école comme un examen permanent. Ils sont terrifiés à l’idée de décevoir et finissent par « lâcher » pour éviter de revivre la sensation d’échec.

L’épuisement émotionnel

Cours + devoirs + intérêt des pairs + vie sociale + changements corporels + attentes parentales : tout arrive en même temps à l’adolescence.

Quand l’un des domaines devient trop difficile, l’école est souvent la première victime.

Le manque de sens

Pour certains jeunes, apprendre sans comprendre l’utilité est décourageant. « Pourquoi je fais ça ? » devient la question invisible qui freine tout.

La comparaison permanente

Avec les réseaux sociaux, la réussite des autres (notes, concours, orientation…) est plus visible que jamais. Se sentir « moins bon » mine la motivation.

Les difficultés d’apprentissage non identifiées

Un élève peut être intelligent, curieux et… en souffrance. TDAH, dyslexie, dyspraxie, troubles anxieux, dépression : ces conditions peuvent rendre le travail scolaire extrêmement coûteux, provoquant à terme un désengagement.

Les difficultés sociales

Harcèlement, conflits, impression de décalage, peur du regard : si l’école est un lieu insécurisant, apprendre devient presque impossible. La démotivation n’est pas de la paresse. C’est un signal.

👉 « Pour les parents qui souhaitent explorer davantage les causes et les leviers de la motivation scolaire, nous vous recommandons le livre La motivation scolaire : Comment susciter le désir d’apprendre ? de Pierre Vianin. »💛

Vous cherchez un accompagnement adapté, mais vous vous sentez un peu perdu ?

Comment aider son ado sans le braquer ?

Quand un ado manque de motivation scolaire, l’instinct du parent est souvent de « remettre de l’ordre », de rappeler l’importance de l’école, d’essayer de le secouer pour qu’il réagisse.

C’est normal : vous voulez le voir réussir, s’épanouir, avoir toutes les cartes en main. Le problème, c’est que plus la pression augmente, plus l’adolescent se ferme, même si votre intention est bonne.

L’accompagnement devient plus efficace quand on sort du rapport de force pour entrer dans un rapport de coopération. Voici quelques astuces pour y arriver, sans renoncer aux règles ni au cadre ! 💪

Parler moins d’école… et plus de ce que l’ado ressent

Un adolescent démotivé ne manque pas de rappels scolaires ; il manque d’espace pour exprimer ce qu’il vit intérieurement.

Le cerveau adolescent fonctionne ainsi :

  • s’il se sent jugé → il se braque.
  • s’il se sent compris → il s’ouvre.

Voici quelques idées de phrases d’ouverture :

  • « J’ai l’impression que l’école est difficile en ce moment, tu veux m’en parler ? »
  • « Je ne suis pas là pour te faire la morale, je veux juste comprendre ce qui se passe pour toi. »
  • « Tu comptes pour moi, pas tes notes. C’est toi qui m’importe. »

Le message implicite important : « Tu n’es pas seul·e dans ce que tu vis. ». Ce sentiment de sécurité émotionnelle est la première marche vers la reprise de motivation.

Passer du « face-à-face » au « côte-à-côte »

Si chaque conversation sur l’école se termine en conflit, c’est que l’ado associe le sujet à une menace : peur d’être jugé, déçu, comparé, puni.

Pour rétablir un climat calme :

  • Éviter les confrontations juste après l’école (moment où le cerveau est épuisé).
  • Préférer des échanges en marchant, en voiture, au moment du coucher ou autour d’une activité calme : le face-à-face frontal peut être vécu comme trop intense.
  • Ne parler d’école que lorsque l’ambiance s’y prête, pas tous les soirs.

Quand la relation se détend, l’adolescent retrouve plus facilement l’envie de coopérer. 🧡

Avancer par micro-objectifs plutôt que « tout ou rien »

Pour un jeune démotivé, « recommencer à travailler » est une montagne. En revanche, faire un petit pas est accessible.

Exemples très efficaces :

  • « On fait 15 minutes ensemble et on arrête après. »
  • « Tu choisis une seule matière pour aujourd’hui. »
  • « On commence par le plus simple pour se remettre en route. »
  • « Tu veux reposer ton cerveau une journée et on se remet en route demain ? »

Chaque petite réussite relance sa confiance. La motivation repart par l’action, pas par le discours.

Chercher ce qui facilite au lieu d’imposer ce qui « devrait » fonctionner

Beaucoup de conflits viennent d’un décalage entre la méthode familiale et les besoins de l’ado. Un jeune peut avoir besoin de :

  • travailler en musique ou au calme,
  • faire les devoirs le matin plutôt que le soir,
  • apprendre en parlant au lieu d’écrire,
  • réviser debout, sur un ballon, sur le canapé,
  • faire des pauses fréquentes.

Changer le cadre n’est pas céder : c’est adapter l’environnement pour qu’il soit praticable pour lui.

Vous pouvez simplement demander : « Qu’est-ce qui t’aide le plus à te concentrer ? On va essayer comme ça. ». Rien ne motive plus un ado que de sentir qu’il a une forme de contrôle sur son apprentissage ! 😄

Rappeler les règles sans les transformer en menace

Entre laxisme et rigidité, il existe un terrain sûr : le cadre bienveillant.

Voici quelques exemples de règles justes et apaisantes :

  • les devoirs se font avant les écrans (sauf si l’écran est outil de travail),
  • on préserve le sommeil même si tout n’est pas terminé,
  • on fait de son mieux, pas « tout parfaitement ».

Chaque règle protège : sommeil, énergie mentale, santé émotionnelle. L’objectif n’est pas la perfection : c’est la stabilité.

Ne pas faire de l’école le seul sujet du foyer

Si chaque moment passé ensemble tourne autour des notes, des devoirs, des efforts ou encore du bulletin, l’ado finit par associer sa valeur à sa performance scolaire. Et quand on se sent nul… on n’a plus la force d’essayer.

Créer du lien hors école est essentiel : vous pouvez par exemple cuisiner des bons petits plats ensemble, aller faire une balade dans la nature, regarder une série rigolote, jouer à un jeu de société, faire du sport ensemble, et tout simplement rire !

Un jeune qui se sent aimé indépendamment de ses résultats retrouve la capacité d’essayer.

👉 Pour aller plus loin, nous vous recommandons notre livre Je ne sais plus quoi faire avec mon ado : Conflits, écrans, devoirs… 50 situations parent-ado décryptées pour apaiser les relations.💛

Comment IAMSTRONG peut aider les ados à retrouver l’envie d’apprendre ?

IAMSTRONG a été fondé par des professionnelles de la psychologie et de l’éducation avec une mission claire : aider les jeunes à se sentir capables, soutenus et fiers.

Nos accompagnements visent à :

✔ restaurer la confiance que le jeune a en lui
✔ découvrir les méthodes d’apprentissage adaptées au profil du jeune
✔ apprendre à s’organiser sans se sentir submergé
✔ apaiser les tensions liées à l’école dans la famille
✔ remettre en place un rythme équilibré et durable

Notre approche repose sur un accompagnement 100 % en visio et s’appuie sur une équipe de coachs, psychologues et neuropsychologues certifiés afin d’assurer un suivi sérieux, bienveillant et réellement adapté aux besoins de chaque famille.

Par ailleurs, des activités sont proposés entre les séances pour encourager les progrès de votre ado.

🧡 Quand un ado se sent compris et guidé, la motivation revient parfois plus vite qu’on ne l’imagine ! Prenez rendez-vous gratuitement avec un professionnel IAMSTRONG pour découvrir nos programmes dédiés aux ados en manque de motivation et en décrochage scolaire.

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Pour aller plus loin sur la motivation scolaire

Foire aux questions

Pourquoi mon ado n’a plus envie de travailler ? +

Un ado démotivé ne manque pas de volonté : il peut être fatigué, stressé, en perte de confiance ou ne plus trouver de sens à l’école.

Comment aider un adolescent qui refuse de faire ses devoirs ? +

Ouvrez le dialogue, réduisez la pression et proposez de petits objectifs atteignables. La motivation revient quand le climat se calme.

Quand consulter un professionnel pour un jeune démotivé ? +

Si la situation dure, provoque de la souffrance ou bloque la scolarité, un coach ou un psychologue peut aider à restaurer confiance et motivation.

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